
Oubliez la question « montre OU immobilier » : la véritable performance réside dans la maîtrise de l’horlogerie comme une classe d’actifs à part entière, avec ses propres règles.
- La liquidité d’une montre de luxe n’est pas garantie : sa transformation en cash a un coût et un délai variables, contrairement aux idées reçues.
- La fiscalité belge est le juge de paix : la différence entre une gestion « en bon père de famille » et une opération spéculative (taxée à 33%) change radicalement le rendement net.
Recommandation : Abordez l’investissement horloger avec la rigueur d’un financier, en analysant sa liquidité réelle et son impact fiscal avant de le comparer à la stabilité de la brique.
Pour l’investisseur belge, le réflexe est quasi pavlovien : le surplus de capital va à la brique. L’immobilier locatif, avec son rendement tangible et sa perception de sécurité, constitue le pilier de nombreux portefeuilles. Pourtant, en observant les vitrines des plus belles enseignes de Bruxelles, une question émerge : et si ces montres de luxe, dont les prix sur le marché secondaire ont défrayé la chronique, représentaient une alternative plus dynamique ? Beaucoup y voient un « placement passion », une façon d’allier l’utile à l’agréable. On entend souvent qu’il suffit d’acheter une Rolex ou une Patek pour s’assurer une plus-value confortable.
Cette vision, bien que séduisante, est dangereusement simpliste. Elle occulte des questions fondamentales pour tout gestionnaire de patrimoine avisé. La véritable problématique n’est pas de savoir si une montre est « mieux » que l’immobilier, mais plutôt de comprendre si vous êtes prêt à gérer une classe d’actifs bien plus complexe qu’il n’y paraît. L’investissement horloger est un écosystème financier à part entière, avec ses propres règles de liquidité, une volatilité non négligeable et, surtout, un cadre fiscal spécifique en Belgique qu’il est crucial de maîtriser.
Mais si la véritable clé n’était pas la marque de la montre, mais votre capacité à naviguer cet écosystème ? Cet article propose de dépasser la comparaison superficielle pour vous fournir une analyse de conseiller en patrimoine. Nous allons décortiquer la liquidité réelle d’un garde-temps, la domination de la « Sainte Trinité », le potentiel des indépendants, les signaux d’une bulle, et surtout, l’impact décisif de la fiscalité belge sur votre rendement net. L’objectif : vous donner les outils pour décider si cet actif tangible a réellement sa place dans votre stratégie de diversification, au-delà de la simple appréciation esthétique.
Cet article a été conçu pour vous guider, étape par étape, dans les méandres de l’investissement horloger et des biens précieux, en le confrontant à la référence qu’est l’immobilier. Le sommaire ci-dessous vous permettra de naviguer aisément entre les concepts clés pour construire votre propre opinion éclairée.
Sommaire : Comprendre l’arbitrage entre horlogerie de luxe et immobilier en Belgique
- Combien de temps faut-il réellement pour transformer une montre de 50 000 € en cash ?
- Rolex, Patek, Audemars : pourquoi se concentrer uniquement sur la « Sainte Trinité » pour investir ?
- F.P. Journe ou Kari Voutilainen : faut-il parier sur les horlogers indépendants ?
- Comment repérer une bulle sur un modèle précis avant qu’elle n’éclate ?
- Faut-il déclarer la plus-value de revente d’une montre en tant que particulier belge ?
- Bijoux en or ou lingots : lequel est le plus facile à revendre en cas de coup dur ?
- L’erreur de penser qu’on peut revendre un diamant bleu en 24h (la réalité du marché illiquide)
- Le bijou est-il une protection efficace contre l’inflation en période de crise ?
Combien de temps faut-il réellement pour transformer une montre de 50 000 € en cash ?
La première illusion à dissiper concerne la liquidité. Un bien immobilier locatif génère des revenus réguliers, mais sa vente peut prendre des mois. Une montre, en théorie, semble plus liquide. Sa valeur est affichée en temps réel sur des plateformes internationales. Cependant, la liquidité théorique est très différente de la liquidité pratique. Transformer 50 000 € de métal précieux au poignet en une somme équivalente sur votre compte en banque implique des délais et des coûts souvent sous-estimés. Chaque canal de revente possède son propre équilibre entre vitesse, coût et sécurité.
La vente à un dépositaire ou à un acheteur professionnel spécialisé à Bruxelles, comme Joaillerie David, offre une liquidité quasi immédiate, mais au prix d’une décote pouvant atteindre 10 à 20%. C’est le prix de la rapidité et de la simplicité. À l’inverse, une plateforme comme Chrono24 élargit votre audience à l’international, mais le processus peut s’étirer sur 30 à 60 jours, entre les négociations, la certification et la logistique. La commission, bien que plus faible (autour de 6,5%), reste un facteur. Enfin, la vente privée, bien que potentiellement la plus rentable car sans intermédiaire, dépend entièrement de votre réseau et peut prendre un temps indéterminé. Le tableau suivant, basé sur une analyse des canaux de vente belges, synthétise ces options.
| Canal de vente | Délai moyen | Commission | Liquidité |
|---|---|---|---|
| Dépositaire Bruxelles | 1-2 semaines | 15-20% | Excellente |
| Chrono24 | 30-60 jours | 6,5% | Bonne |
| Vente privée | Variable | 0% | Faible |
| Joaillerie David | Immédiat | 10-15% | Cash immédiat |
Contrairement à un virement bancaire, une montre de luxe n’est pas un actif fongible. Sa valeur dépend de son état, de la présence du « full set » (boîte et papiers) et de la demande à un instant T. Le temps de conversion en cash est donc un coût d’opportunité à intégrer dans votre calcul de rendement.
Rolex, Patek, Audemars : pourquoi se concentrer uniquement sur la « Sainte Trinité » pour investir ?
Dans l’univers de l’investissement horloger, un adage prévaut : tenez-vous-en à la « Sainte Trinité ». Rolex, Patek Philippe et Audemars Piguet ne sont pas seulement des fabricants de montres ; ce sont des marques qui ont atteint un statut d’icône culturelle et financière. Se concentrer sur elles n’est pas un manque d’originalité, mais une stratégie de réduction du risque. Leur reconnaissance mondiale assure une liquidité supérieure et un marché secondaire structuré. La demande pour leurs modèles phares (Nautilus, Royal Oak, Daytona) est si forte qu’elle a créé des listes d’attente de plusieurs années chez les détaillants officiels, alimentant une spéculation intense sur le marché gris.
Cette hégémonie se traduit par des performances financières spectaculaires. Par exemple, une étude de Chrono24 a montré une augmentation de 64,85% pour certains modèles Audemars Piguet entre 2019 et 2024. Ces chiffres, bien qu’issus d’une période de forte spéculation, démontrent le potentiel de ces marques en tant que véhicules d’investissement.

L’écosystème belge s’est adapté à cette réalité. Comme l’illustre l’approche de détaillants comme Hall of Time à Bruxelles, l’accès aux pièces les plus recherchées passe souvent par la construction d’une relation de confiance. Acheter des modèles moins spéculatifs de la même marque peut servir de « cheval de Troie » pour être inscrit sur les précieuses listes d’attente. Cela transforme l’achat en une stratégie à long terme, où la patience et la fidélité sont récompensées, une dynamique totalement absente du marché immobilier.
F.P. Journe ou Kari Voutilainen : faut-il parier sur les horlogers indépendants ?
Si la Sainte Trinité représente les « blue chips » de l’investissement horloger, les horlogers indépendants en sont les « small caps » : plus risqués, moins liquides, mais avec un potentiel de croissance exponentiel. Des noms comme F.P. Journe, Kari Voutilainen ou De Bethune créent des œuvres d’art en quantités extrêmement limitées. Investir dans ces pièces, c’est parier sur le génie d’un créateur et sur la reconnaissance future de son travail. Le marché est beaucoup plus étroit et requiert une expertise pointue, une asymétrie d’information que l’investisseur peut exploiter.
Le succès d’un tel pari est spectaculaire. Les premières créations de F.P. Journe, par exemple, s’échangent aujourd’hui à des multiples de leur prix d’origine. Cependant, le risque est tout aussi élevé. La pérennité de l’atelier, la capacité à assurer un service après-vente et la transmission du savoir-faire sont des incertitudes majeures. Comme le souligne Clément Tardiveau, expert du secteur, dans une interview pour La Martingale :
Les marques indépendantes pourraient avoir un regain d’intérêt, et les pièces rares ou de premières éditions restent un pari intéressant pour les investisseurs
– Clément Tardiveau, La Martingale – Interview YouTube
Pour un investisseur belge, s’aventurer sur ce terrain nécessite une approche structurée. Il ne s’agit plus seulement d’acheter une marque, mais d’évaluer un véritable projet d’entreprise artisanale. La checklist suivante offre une feuille de route pour évaluer un tel investissement.
Votre plan d’action pour évaluer un horloger indépendant
- Vérifier le service après-vente : Assurez-vous qu’un SAV est accessible et pérenne en Belgique ou en Europe, un point crucial pour la maintenabilité et la valeur à long terme.
- Exiger le « Full Set » : Privilégiez systématiquement les modèles accompagnés de leur boîte et papiers d’origine complets, car ils authentifient la pièce et maximisent sa valeur de revente.
- Évaluer la provenance : Une facture d’un détaillant européen reconnu peut avoir plus de poids et faciliter les démarches par rapport à une provenance plus exotique.
- Identifier les canaux de revente : Explorez les communautés de collectionneurs belges et les forums spécialisés ; ils constituent un canal de revente alternatif et une source d’information précieuse.
- Comparer le rendement potentiel : Mettez en balance la plus-value espérée (et son risque) avec le rendement net d’un investissement immobilier locatif de montant équivalent, incluant loyers et frais.
Comment repérer une bulle sur un modèle précis avant qu’elle n’éclate ?
La période 2020-2022 a été marquée par une euphorie spéculative sur le marché horloger, suivie d’une correction brutale. Cette volatilité est le plus grand risque pour l’investisseur. Contrairement à l’immobilier, dont les cycles sont plus lents, le prix d’une montre peut chuter rapidement. Le retournement de 2022 a été violent, avec une baisse de 39% du prix de certains modèles phares suite à la chute des marchés financiers et au contexte géopolitique. Repérer les signes avant-coureurs d’une bulle est donc une compétence essentielle.
Plusieurs indicateurs doivent alerter l’investisseur avisé :
- L’écart entre le prix catalogue et le marché secondaire : Lorsqu’un modèle se vend 3, 4 ou 5 fois son prix public, la part de spéculation est immense et le risque de correction élevé. Un écart plus « raisonnable » (ex: 30-50%) est souvent plus soutenable.
- La vitesse d’appréciation : Une hausse parabolique en quelques mois est un signe classique de bulle spéculative, souvent alimentée par des influenceurs et un effet de mode plutôt que par une rareté fondamentale.
- Le discours médiatique : Quand les médias grand public commencent à présenter les montres comme un « placement miracle », il est souvent trop tard. Les investisseurs avisés sont déjà en train de prendre leurs bénéfices.
Le marché a depuis connu une phase de stabilisation. Après le pic du printemps 2022, les prix ont corrigé avant de se stabiliser en 2024 à des niveaux toujours supérieurs à la période pré-pandémie. Cela démontre que si la composante spéculative a diminué, la valeur fondamentale de ces pièces reste solide. L’investisseur doit donc apprendre à distinguer l’effet de mode de la tendance de fond.
Faut-il déclarer la plus-value de revente d’une montre en tant que particulier belge ?
C’est la question la plus importante pour un investisseur belge, et celle qui est le plus souvent négligée. La « friction fiscale » peut anéantir une partie significative de votre rendement. Jusqu’à présent, le cadre était relativement favorable : les plus-values réalisées dans le cadre de la gestion « en bon père de famille » de son patrimoine privé étaient exonérées d’impôt. Ce concept, central en droit fiscal belge, implique une gestion prudente, sans prise de risque démesurée et sans intention spéculative.
Cependant, si l’administration fiscale juge que l’opération est spéculative, la plus-value est requalifiée en « revenus divers » et taxée au taux de 33%. Les critères de la spéculation sont factuels : achats/reventes fréquents, utilisation d’emprunts pour financer l’achat, prise de risques élevés. Vendre une montre après l’avoir portée quelques années est une chose ; en acheter trois en six mois pour les revendre rapidement en est une autre.

Le paysage fiscal est en pleine mutation. Une nouvelle législation entrera en vigueur et pourrait changer la donne. Selon des analyses, une taxe de 10% sur les plus-values mobilières pourrait être appliquée dès 2026, même pour les opérations non spéculatives, avec une exonération sur la première tranche (potentiellement 10 000 €). Cette évolution rend le calcul du rendement net encore plus crucial et rapproche la fiscalité des montres de celle d’autres actifs financiers, tout en restant potentiellement plus avantageuse que la taxation immobilière.
Bijoux en or ou lingots : lequel est le plus facile à revendre en cas de coup dur ?
En élargissant la perspective aux biens précieux, la comparaison entre les bijoux et l’or physique (lingots, pièces) est instructive. Si les deux sont des réserves de valeur basées sur le même métal, leur comportement en tant qu’actif est très différent, surtout en termes de liquidité et de décote. Un lingot d’or est un actif quasi monétaire : sa valeur est directement liée au cours mondial et il peut être revendu immédiatement auprès de n’importe quel comptoir spécialisé avec une décote minime (2-5%). C’est l’actif refuge par excellence pour une liquidité maximale.
Un bijou, même en or, est un objet plus complexe. Sa valeur se décompose en deux parties : la valeur intrinsèque du métal et des pierres, et la valeur « artistique » (la marque, le design, l’époque). À la revente rapide, c’est souvent la valeur intrinsèque qui est retenue, entraînant une décote de 20 à 40% par rapport au prix d’achat. Cependant, pour des pièces signées par de grandes maisons (Cartier, Van Cleef & Arpels) ou des bijoux vintage, le marché peut offrir une prime significative. L’expert du marché belge note d’ailleurs que « l’avantage du marché du Sablon et des antiquaires bruxellois offre un canal de revente alternatif pour les bijoux vintage signés qui peut offrir une prime par rapport à la simple valeur de l’or ».
Le tableau suivant résume cet arbitrage crucial pour un investisseur cherchant à la fois sécurité et potentiel de plus-value.
| Critère | Bijoux signés | Lingots |
|---|---|---|
| Liquidité | Moyenne (1-3 jours) | Excellente (immédiat) |
| Décote à la revente | 20-40% | 2-5% |
| Anonymat | Limité (traçabilité) | Meilleur (seuils cash) |
| Plus-value potentielle | Élevée (marque) | Faible (cours de l’or) |
| Fiscalité 2026 | Taxe 10% si investissement | Taxe 10% sur plus-value |
L’erreur de penser qu’on peut revendre un diamant bleu en 24h (la réalité du marché illiquide)
Pousser la logique de l’investissement dans les biens précieux à son extrême nous amène aux pierres de couleur exceptionnelles, comme les diamants bleus, roses ou les saphirs de Cachemire. Ces objets atteignent des prix records aux enchères et semblent être l’investissement ultime. Cependant, ils représentent l’exemple parfait d’un marché profondément illiquide. Penser qu’on peut revendre une telle pierre en quelques jours est une grave erreur. Le bassin d’acheteurs potentiels est extrêmement restreint et la vente est un processus long, complexe et coûteux.
Même en Belgique, avec la proximité d’Anvers, capitale mondiale du diamant, la vente d’une pierre d’exception n’est pas une simple transaction. Elle nécessite une série d’étapes incontournables qui peuvent prendre plusieurs mois :
- Certification internationale : La pierre doit être accompagnée de certificats émis par des laboratoires de renommée mondiale comme le GIA (Gemological Institute of America) ou le HRD d’Anvers. Sans cela, la vente est quasi impossible.
- Expertise et estimation : Une valeur doit être établie par des experts indépendants, un processus qui peut lui-même prendre du temps.
- Réseau d’intermédiaires : La vente se fait rarement en direct, mais via un réseau de négociants et de courtiers spécialisés dans le quartier diamantaire d’Anvers.
- Négociation : Trouver le bon acheteur au bon prix peut prendre de 2 à 6 mois, voire plus pour des pièces uniques.
Ce marché de niche illustre un principe clé : plus un actif est rare et unique, moins il est liquide. Les frais de possession annuels (assurance, location de coffre) doivent également être comparés au rendement locatif net d’un bien immobilier, qui, lui, génère un flux de trésorerie positif.
À retenir
- La liquidité d’une montre de luxe n’est ni immédiate ni gratuite ; elle dépend du canal de vente et entraîne des coûts et des délais variables.
- La fiscalité belge est décisive : une plus-value peut être exonérée ou taxée à 33% selon le caractère spéculatif ou non de l’opération.
- La connaissance du marché (marques, bulles, canaux de vente) est plus importante que la simple détention d’un objet de valeur pour générer un rendement.
Le bijou est-il une protection efficace contre l’inflation en période de crise ?
L’argument final en faveur des biens tangibles comme les montres ou les bijoux est souvent leur rôle de rempart contre l’inflation. L’idée est que, contrairement à la monnaie qui se déprécie, un objet physique de valeur conservera, voire augmentera, son pouvoir d’achat. Si cela est vrai pour l’or physique, la réalité est bien plus nuancée pour l’horlogerie de luxe. En 2022, alors que l’inflation était à son comble, le marché des montres de luxe a connu une chute significative, avec des baisses de prix allant jusqu’à 25% sur certains segments. Cela montre que ces actifs sont corrélés aux marchés financiers et au moral des consommateurs, et non une protection déconnectée.
En comparaison, l’immobilier, bien qu’également soumis à des cycles, offre une meilleure stabilité et des mécanismes de protection intrinsèques. Les loyers peuvent être indexés sur l’inflation, offrant une couverture directe. De plus, l’immobilier reste le placement préféré dans de nombreux pays, comme en France où il constitue un pilier stable pour de nombreux ménages, notamment grâce à la possibilité d’utiliser l’effet de levier du crédit, un outil inaccessible pour l’achat d’une montre. Cette préférence culturelle pour la « pierre » en Belgique est tout aussi forte.
En définitive, la montre de luxe n’est pas un rempart garanti contre l’inflation. C’est un actif de diversification, dont la valeur peut être volatile à court terme. Sa performance dépendra davantage de la dynamique propre de son marché (rareté, demande, tendances) que des grands mouvements macroéconomiques. Il offre un potentiel de plus-value élevé, mais sans la stabilité et le revenu passif d’un bien immobilier locatif.
En conclusion, l’arbitrage entre une montre de luxe et un bien immobilier n’est pas un choix binaire, mais une décision stratégique de diversification de portefeuille. Pour prendre la meilleure décision, une analyse personnalisée de votre situation patrimoniale, de vos objectifs et de votre appétence au risque est indispensable. Évaluez dès maintenant la place que ces actifs pourraient prendre dans votre stratégie globale.